(FR) LES ÉTUDES SUPÉRIEURES EN FRANCE

L’enseignement supérieur français s’articule autour de trois grandes catégories de formations: l’enseignement universitaire, la filière professionnelle, et un système très spécifique, celui des classes prépara-toires, ouvrant la voie des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce.
En France, tout commence après le baccalauréat (le «bac»), sésame incon-tournable pour entrer dans le monde du supérieur. Ensuite, il s’agit de se déter-miner soit pour une filière longue (4 à 5 ans d’études et au delà), soit pour une filière courte (2 à 3 ans d’études), voire une filière spécialisée qui prépare à un secteur professionnel particulier (hôtel-lerie-restauration, transport-logistique…). La plupart des écoles dé-pendent du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ou autre ministère de rattachement, comme la Défense, l’Industrie, la Culture…)

l’enseignement universitaire…

L’université francaise est entrée de plain-pied dans le «Processus de Bologne», et toutes les universités offrent un cursus baptisé LMD, soit un premier niveau de sortie à bac+3 (L1, L2, L3 correspondant au bachelor), à bac+5 (M 1 et M2 pour master 1 et 2) et à bac+8 (D pour doctorat). L’année de licence 3 (3e année de licence) marque un tournant vers la poursuite en master professionnel ou un master recherche. Mais à l’université, il est également possible de suivre de nombreux cursus professionnalisés différents et à des niveaux d’études variés, notamment à travers le DUT (diplôme universitaire de technologie) (post-bac+2), ou la licence professionnelle, qui se prépare après une L2, un DUT ou un BTS (brevet de technicien supérieur).
Les formations universitaires se décomptent en semestres, eux-mêmes découpés en UE (unités d’enseignement): regroupements de cours, travaux dirigés… Une licence s’organise sur 6 semestres et un master sur 4 semestres après la licence. Chaque semestre, les étudiants doivent valider 30 crédits ECTS. Il faut donc 180 crédits pour obtenir une licence et 120 crédits supplémentaires pour le master. Intérêt des crédits: ils sont capitalisables, mais surtout transférables d’une université européenne à l’autre.

estudiosLes écoles et formations spécifiques

D’autres écoles recrutent par voie de concours, comme les Instituts d’études politiques (IEP, également appelés «Sciences Po») qui proposent aussi des parcours de spécialisation en relations internationales. C’est aussi le cas des écoles nationales supérieures d’art comme l’ENSBA (beaux-arts), l’ENSAD (arts décoratifs), l’ENSCI (création indus-trielle) et près d’une cinquantaine d’écoles d’art ou d’arts appliqués (Boulle, Estienne, Duperré…), ou bien encore les écoles d’architecture, qui opèrent une sévère sélection. De même, et dans un tout autre domaine, les écoles préparant à une profession para-médicale et sociale.

Stages, formations professionnalisantes, alternance

Autre particularité française: le brevet de technicien supérieur (BTS). Cette formation courte, qui relève de l’enseignement professionnel, forme en 2 ans des techniciens dans divers domaines (tourisme, commerce, industrie, arts appliqués…). Comme nombre de formations, le BTS prévoit une période de stage en entreprise. En France, les formations par apprentissage ou en alternance, qui combinent périodes passées à l’école et périodes en entreprise, sont assez répandues car elles vous permettent de vous professionnaliser tout en commençant à gagner votre vie.

Autor: Yasmina Haddad Zaimi


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